Des femmes qui font des métiers d’hommes …

Déjà cette qualification de « métiers d’hommes » posent une barrière pychologique à beaucoup sur le fait que les femmes puissent pratiquer ce types de métiers. Comme d’ailleurs, à contrario les hommes avec les « métiers de femmes » !

N’est-il pas temps d’ouvrit les esprits à la tolérance et la liberté de choix de son métier ?

Virginie Bertereau, journaliste à L’étudiant, a rédigé un bel article sur ce sujet.

Extraits choisis :

  • Les métiers ont-ils un sexe ? La question pourrait faire office de sujet de dissertation… Si l’on s’en tient aux chiffres de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), il n’y a plus de débat possible. La réponse est oui. Selon l’organisme, plus de la moitié des femmes actives en France se concentrent sur six catégories professionnelles, parmi la trentaine existante. Celles-ci correspondent à des métiers du social, des services aux particuliers, de la santé (les infirmières par exemple) et de l’éducation. Des secteurs identifiés comme les moins porteurs, les moins rémunérateurs et où l’on dispense le moins de formation professionnelle… Dans le top 5 des métiers les plus féminisés, l’INSEE cite : assistant maternel (99 % de femmes dans la profession), secrétaire (97 %), aide-soignant (91 %), infirmier, sage-femme (87 %) et employé administratif en entreprise (76 %). Parmi les métiers les moins féminisés, on retrouve les métiers de chauffeur (5 %), ouvrier qualifié de manutention (7 %), agent de maîtrise ou contremaître (9 %), ouvrier qualifié de type artisanal (10 %) et techniciens (13 %). En outre, on ne compte encore que 20 % de chefs d’entreprise de sexe féminin.
  • « les secteurs les plus en retard en matière de féminisation restent les transports ferroviaire et automobile, où l’on recense moins de 10 % de femmes dans l’effectif global. De gros retards sont également remarqués dans le bâtiment », indique Marie-Sophie Pawlak, présidente de l’association Elles bougent.
  •  « On observe chez les jeunes générations une homogénéisation des aptitudes intellectuelles et psychologiques. On peut penser que dans le futur les choix d’orientation devraient se rapprocher », assure Pascal Priou. Sur ce point, l’école a un grand rôle à jouer, et ce très tôt (voir l’encadré)… « Mais le piège serait de croire que la bataille est terminée », rappelle Anne-Sophie Berche.
  • Hommes/femmes : des différences d’orientation dès le collège
    Paradoxe. Dès l’école primaire, les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons et elles redoublent moins. Elles réussissent mieux le bac. En effet, selon le ministère de l’Education nationale, 68,4 % d’une génération de filles sont aujourd’hui titulaires de ce diplôme, soit 11,5 % de plus que les garçons de la même génération. C’est là que les différences d’orientation s’accentuent… Par exemple, les garçons, plus souvent dotés d’un bac S, s’orientent deux fois plus que les filles vers les classes préparatoires aux grandes écoles. Lesquelles choisissent davantage l’université, notamment les lettres, les langues, les sciences du langage et les arts. Elles sont d’autre part très majoritaires dans les filières paramédicales (85%) et sociales (79 %) mais peu intéressées par les formations d’ingénieurs (30 % seulement de filles). Dans l’enseignement professionnel, 80 % de filles se regroupent dans les quatre spécialités de services (secrétariat, comptabilité, commerce, sanitaire et social) quand les garçons font des choix beaucoup plus variés. L’insertion professionnelle des filles pâtit ensuite de l’étroitesse de ces choix de départ.

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