Droits des enfants

L’égalité entre filles et garçons se jouent dès la petite enfance

Deux membres de l’Inspection Générale des Affaires Sociales : Brigitte GRESY et Philippe GEORGES ; ont remis à Najat VALLAUD-BELKACEM – ministre des Droits des femmes – leur rapport sur l’égalité entre filles et garçons dans les modes d’accueil de la petite enfance.

Ce rapport s’intéresse à la façon dont, très tôt dans l’enfance, les systèmes de représentation assignent les petites filles et petits garçons à des comportements sexués, dits masculins ou féminins. Reproduits, confortés, légitimés, ces systèmes finissent par fermer aux unes et aux autres des opportunités de réalisation personnelle et la perspective d’une égalité véritable. Le rapport, fondé sur des études scientifiques, constate de nombreuses dysmétries d’approches entre les filles et les garçons, que ce soit en termes d’interactions des professionnels avec les enfants, d’activités et de jeux, de recours aux jouets et encore de littérature enfantine. Par exemple, le rapport montre  que les petites filles sont moins stimulées, moins encouragées dans les activités collectives tandis que leur apparence est davantage l’objet des attentions des adultes. Autre exemple, les jouets des garçons sont associés à l’extérieur. Ils offrent davantage d’activités de manipulation, et fournissent plus de liens avec le monde physique. Au contraire, les jouets des filles, plus limités en nombre, sont reliés à l’intérieur et souvent réduits au champ des activités domestiques et maternelles. Ces différents constats sont analysés comme une perte de chance pour les enfants, en termes d’estime de soi et de prise de risque et  d’apprentissage.

Le rapport souligne dès lors la nécessité de s’engager dans une éducation à l’égalité entre filles et garçons dès le plus jeune âge (0-3 ans) par le biais d’une démarche partenariale nommée « PASS-ÂGE ». Cette démarche repose sur cinq axes et quinze mesures  parmi lesquelles la sensibilisation et la formation des personnels de crèches, la construction d’un pacte éducatif pour l’enfance, ou encore le développement de la mixité des professionnel-le-s de la petite enfance. Le rapport propose également de mener une vaste politique de sensibilisation de la société et de responsabilisation des acteurs, notamment avec le monde du jouet, des vêtements, des livres et des médias.

Ces recommandations, ajoutées au travail du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, dont la première assemblée plénière s’est tenue ce jeudi, permettent de nourrir le travail du ministère des Droits des femmes, engagé plus que jamais dans la lutte contre les stéréotypes dès le plus jeune âge. Comme le rappelle la ministre, nous avons besoin d’« un changement des mentalités, pour un changement de réalité. »

Source : http://femmes.gouv.fr

Télécharger le rapport sur l’égalité entre les filles et les garçons dans les modes d’accueil de la petite enfance

Femmes à 8 ans …

Dans son article : « Les fillettes veulent être des femmes avant l’heure » , Ouest France (N° du 7  Juin 2011) révèle un phénomène dès plus inquiétant. En effet après les concours mini-miss qui restaient des évènements en marge, après les strings pour les petites filles que la pression sociale à fait retirés des magasins (et le bon sens), on observe de nouvelles pratiques : les codes de la féminité appliqués (imposés?) à des petites filles d’à peine 10ans !

Dans l’article on peut lire des témoignages assez déroutant :

Ma plus jeunes clientes à 9 ans. Elle est venue avec sa mère. Elle ne voulait plus aller à la piscine avec ses petits poils naissants sous les aisselles. »
Esthéticienne – Rennes

Toutes les filles ont une crème de jour. Certaines se mettent du fond de teint. Et au moins une sur deux portes des talons (hauts). »
Jeune fille de 12 ans

On est très mode, très fringues, toute les deux. Mais quand c’est trop sexy, je dis non. »
Mère d’une petite fille de 10 ans (CM2)

« Trop sexy » mais alors lorsque c’est sexy ce n’est pas grave de céder ?

Les mères qui encouragent ces tendances, pensent répondre à l’appel d’une mode et rester dans le coup comme on peut dire… Cependant, il ne peut pas ne pas y avoir de conséquences à ces attitudes : entorses causées par les talons haut inadaptés à des enfants en pleine croissance ; développement de la pédophilie ; …

Une maturité précoce imposée par des caprices (de la mère ou de l’enfant ?), empêche le développement serein dont à besoin un enfant, avant de rentrer dans l’adolescence et ensuite le monde adulte.

Petites filles aujourd'hui, l'apprentissage de la féminité - Catherine Monnot

Petites filles aujourd'hui, l'apprentissage de la féminité

 

D’après la sociologue Catherine Monnot, un enfant qui s’émancipe tôt peut être une forme de fierté, il permet aussi une complicité nouvelle avec la mère : celle de relation de copine/copine et non de parent/enfant. Ainsi les mères cédant à ce type de caprices ou poussant leur fille dans la direction de la féminisation répondent à leur peur de vieillir et se valorise. Cet encouragement à réduire le champs des possibles des petites filles à celui d’un être uniquement tourné vers l’apparence féminin (extrême?).

 

La flamme Marie-Claire

Trop de femmes dans le monde sont encore analphabètes, trop de petites filles privées d’école, au seul motif qu’elles sont de sexe féminin, et qu’on leur dénie le droit d’accéder à la connaissance. L’éducation des filles permet bien souvent de mettre un terme au cycle de pauvreté.